Ellipsoïde et ITRF

Un ellipsoïde de référence est une surface mathématique définissant un système géodésique à partir des positions relatives de points situés à la surface de la terre. La stabilité de cette référence, comme de toute autre référence géodésique, dépend du nombre et de la répartition géographique des points servant à la définir ainsi que la diversité des techniques utilisées pour les localiser. L'intérêt de l'ellipsoïde est qu'il est une référence commode notamment pour certaines techniques spatiales, et en particulier en altimétrie.

L'International Terrestrial Reference Frame (ITRF)

Selon les recommandations de l'UGGI et de l'AIG de 1991, l'International Terrestrial Referece System (ITRS) réalisé avec, l'International Terrestrial Referece Frame (ITRF) devrait être utilisé pour toute application qui requiert une précision meilleure que le mètre.

 

WGS84 versus ITRF

Bien que le WGS84, système de référence du GPS, soit plus populaire, cette recommandation est toujours valable car l'ITRS est réalisé à partir d'une couverture géographique très dense de plusieurs centaines de points, contre seulement un vingtaine pour le WGS54, et à l'aide de différentes techniques (VLBI, SLR, GPS, Doris), contre une seule pour le WGS54 (GPS). En pratique, les réalisations des deux systèmes sont assez proches, mais l'ITRS est, sur le plan conceptuel, indépendant de la technique et toute technique nouvelle ayant fait ses preuves peut y contribuer. En particulier, il ne faut pas négliger les évolutions futures et l'apparition de nouveaux systèmes de positionnement (Galileo,…). Un autre argument (s'il en était besoin) est constitué par le fait que l'ITRS est maintenu et amélioré par la communauté internationale et ne dépend donc ni d'un organisme ni d'un pays mais d'une association scientifique international, l'AIG (International Association of Geodesy). Qui lui apporte son label qualité scientifique.

 

Pour en savoir plus

 

Référence

  • Simon B. (2007). La Marée - La marée océanique et côtière. Edition Institut océanographique, 434pp.

 

Dernière mise à jour de la page :13/08/2012