Niveau des plus basses mers astronomiques

Le zéro hydrographique doit être, selon les recommandation de l'OHI (Organisation Hydrographique Internationale), confondu aussi bien que possible avec le niveau des plus basses mers astronomiques. Le qualificatif « astronomique » signifie qu'il ne s'agit pas d'un niveau directement observé mais d'un niveau calculé à partir de la force génératrice de la marée due aux actions gravitationnelles de la Lune et du Soleil. Cependant, cette marée astronomique est généralement calculée à l'aide de la formule de harmonique basée sur des constantes harmoniques issues de l'analyse d'observations préalables.

 

Difficultés

Il apparaît deux difficultés :

  • en premier lieu la précision du calcul est très variable selon la qualité et la durée des observations préalable disponible, la correction ou non des effets météorologiques et océanographiques, les méthodes et moyen de calcul, le type et l'amplitude de la marée
  • en second lieu, à cette marée astronomique se sont superposés, pendant la durée des observations, des variations de niveau provoquées par d'autres phénomènes (non astronomiques, mais de nature météorologique et océanographique par exemple), ainsi qu'une tendance séculaire de variation du niveau des mers. Il en résulte que son calcul est effectué sur la base d'observations réalisées à des époques différentes donnerait des résultats différent et que ce calcul est donc entaché d'incertitude.
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Est-ce que le niveau des plus basses mers astronomiques est confondu avec le zéro hydrographique ?

La notion de niveau des plus basses mers est :

  • d'une part intrinsèquement approximative ;
  • d'autre part étroitement liée aux notions de niveau moyen.

Ne respectant pas les critères de précision et de stabilité, il ne peut, en toute rigueur, constituer une référence exacte de hauteurs pour l'hydrographie ; mais une fois calculé, il peut servir à situer le zéro hydrographique qui sera ainsi « approximativement » au niveau des plus basses mers astronomiques.

 

Pour en savoir plus

Référence

  • Simon B. (2007). La Marée - La marée océanique et côtière. Edition Institut océanographique, 434pp.

 

 

Dernière mise à jour de la page : 13/08/2012