Les contrôles de bon fonctionnement du marégraphe à flotteur

La précision de la mesure dépend essentiellement du soin avec lequel sont effectués les différents contrôles de bon fonctionnement sur le site du marégraphe. De trop nombreuse négligence dans ce domaine sont à l'origine de la qualité médiocre des mesures et même de la perte de nombreuses données.

Contrôle d'un marégraphe OTT R16 au warf du François en Martinique (Crédits GHO-SHOM, 1979)

Cadence du contrôle du marégraphe à flotteur

Une cadence d'inspection tous les deux ou trois jours est recommandée, le contrôle hebdomadaire, souvent pratiqué, ne devant être considéré que comme un pis-aller.

L'opération consiste simplement à comparer les indications données par le marégraphe à celles qui sont obtenues à partir d'indicateurs indépendants réputés exacts. Pour la vérification du temps, la référence peut être un garde-temps quelconque, le plus souvent la montre de l'opérateur évidemment supposée correctement réglée.

 

Précaution à prendre lors du changement de marégramme

Les précautions à prendre au moment du changement de feuille revêtent une importance particulière. Après avoir ajusté une nouvelle feuille graphique sur le tambour et placé la plume à la hauteur exacte, l'opérateur doit impérativement attendre l'amorce du tracé avant de noter les heures respectives de sa montre et du marégramme, afin d'éviter ainsi l'erreur de calage en temps liée au lieu des engrenages d'entraînement du tambour.

 

Contrôle du marégraphe

Lors des contrôles des données intermédiaires, les interventions sur le marégraphe ne seront pratiquées qu'en cas de panne ou de dysfonctionnement flagrant, à l'exclusion de toute rectification du calage en temps ou en hauteur.

La vérification de hauteur se fait normalement par comparaison avec les lectures de l'échelle de marée. La sonde lumineuse, qui est un ruban métallique gradué, équipé à la base d'un contact électrique qui se ferme dès qu'il touche l'eau provoquant ainsi l'allumage d'une lampe est souvent utilisée également.

Ces deux contrôles sont souhaitables car ils sont complémentaires. La sonde lumineuse permet une meilleure précision, mais utilisée dans le puits, elle ne test qu'une partie de l'installation. L'échelle de marée permet une mesure directe et constitue donc la meilleure référence possible. Cependant, comme nous l'avons vu plus haut, l'existence de vagues et de clapotis ne permet que très rarement une précision meilleure que ± 2.5 cm sur une seule lecture. Les résultats de tous ces contrôles sont consignés sur une feuille prévue à cet effet.

 

Pour en savoir plus

 

Référence

  • La Marée - La marée océanique et côtière - Bernard Simon. Editeur Institut océanographique, 2007, 434pp

 

 

Dernière mise à jour : 13/11/2012